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Pas vraiment humaine. Pas vraiment quelque chose, à bien y penser...

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being-question-mark

Description :

Il était deux fois,
Une alcoolique de verre dans un désert de sable.
Un jour, elle finit son paquet de MacDonalds et,
Le bourbon stagnant son âme,
Elle alla s'empaler à un oasis de beauté.

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Il n'y a pas plus belle chanson que le silence pour exprimer son vide.

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"Meet me in another life."
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#Posté le vendredi 05 novembre 2010 19:41

Modifié le samedi 21 mai 2011 11:04

Noiretblancbencutetouteprop'!
Si vous voulez un jour dire bonjour, bons vieux copains.
(...Je sais pas encore faire une mise en page décente, cependant.)
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#Posté le mardi 10 mai 2011 18:36

Tomorrow's only a kettle...

 
Tomorrow’s only a kettle...
 
"Je n'ai jamais vraimé compris tes comprimés, je n'ai jamais vraiment compris la langue de tes sourires, peut-être étais-je d'une autre race, une autre culture, l'éducation des gens heureux."
La chambre numéro 6
 
 
Tomorrow's only a kettle...
Whistle, whistle, whistle, whistle, whistle, whistle, whistle whistle away...
In the cold light of day.

Je revisite Placebo en entier. C'est réconfortant, quand on se sent sous l'eau, avec la pression qui nous explose les tympans et les tympans qui ne rendent pas toute l'horreur de la déprime froide et amorphe qui nous noircit la perception comme l'encre... Octopus.
J'allais bien, pourtant... C'est le weed?
 
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#Posté le dimanche 22 mai 2011 15:13

One night to be confused, one night to speed up truth, we had our promise made, four hands and then away...

One night to be confused, one night to speed up truth, we had our promise made, four hands and then away...
Reckoner - Radiohead
Heartbeats - Jose Gonzalez
J'en pleurerais tellement c'est magnifique.
 
 
Je ne sais pas trop... Je me suis dis que je n'écrirais plus sur ce blog parce que je le trouvais bidon et pas très joli et que des gens qui savent à quoi ressemble mon visage - ce visage qui s'est déjà retrouvé sur ces pages, avec des photos et tout, et vous ne l'avez jamais su, bande de vous! Non mais! Ce que la technologie est un mensonge pixellisé. -, mais je l'aime bien, moi, ce blog. Justement parce que si peu de personnes le lisent. Je crois. Ou alors ils habitent au Maroc et veulent juste dire "hé t ki jteu trouv joli tu mkiffs lol jajajaja" Haha. Ben non. Y'a de tout le monde. Youpidou. :)
Et puis, blogspot, c'est chouette, mais ça met des espaces de 10 000 lignes entre les paragraphes. Alors peut-être que je vais faire ma noobass et continuer à écrire ici. En tout cas, je vais remettre en ligne des articles décents. Certains, j'imagine. Et tant pi si je suis la pire noobass. Je m'assume en tant que noobass geekienne qui écoute du Radiohead - Reckoners, No Surprises, pas celles qui te donnent envie de te tirer une balle.
Je me sens un peu comme si je nageais dans des nuages de coton, ou de barbe à papa, ou de guimauve, mais sans odeur ni goût, parce que je n'ai pas faim. Les monstres ne crient plus trop dans mes oreilles, peut-être demain, peut-être avant-hier, mais là, je suis plutôt bien, ce doit être les robes à fleur, l'approche de la fin.
Monsieur, vas-t'en, cependant. Si tu m'as déjà aimé, vas-t'en. Mieux; si tu as déjà eu du respect pour moi, et je sais que tu en as eu. J'ai besoin que tu vives ta vie, que tu ailles mieux comme je vais mieux, chacun de notre coté. Sinon, on finira par sourire à 4 heures du matin, dans un parc de Langelier, en buvant une quille tranquillement, légèrement pompette, à se raconter à quel point la vie est devenue endurable et à quel point c'est bien, et ce sera la fin, ou le début, je n'en sais rien, d'une amitié potable, et je ne le veux pas. Tu me démanges les neurones, tu m'obliges à me mettre à ta place, et j'en ai plus envie. On a besoin de temps et d'espace, on a l'espace, et pas le temps. Alors s'il-te-plait, sois heureux. S'il-te-plait. Et moi aussi je le suis. Et j'aurai la conscience tranquille, et je sourirai quand je penserai à toi. Tu seras un bourgeon dont je me souviens de la couleur dans ce jardin de verre qu'est mon passé.
D'ailleurs, the garden of glass, il n'est plus sordide, emprisonnant. Seulement fragile.
Si vous vouliez comprendre toutes les références que je fais dans ce blog, il vous faudrait passer des heures à m'écouter raconter ma vie. Un jour, peut-être. Un exposé sur Lautréamont.Ou sur Margaret Thatcher. Non, mieux; un exposé sur Kundera (vous voyez, là, vous n'avez rien saisi! C'est comique. J'aime bien être comprise à retardement. Et en même temps, j'ai une phobie atroce de l'être, parce que si on comprend et qu'on n'est pas d'accord, c'est souvent douloureux, il me semble. Voyons voir plus tard).
Je m'en vais en monde, l'année prochaine. J'ai quand même hâte. Ce sera bien, je crois.
Je ne me suis pas sentie aussi en paix depuis des semaines, voir des mois. Ce pourrait être que je suis séquelle comme dix, mais je ne crois pas.
Il faut choisir entre l'intensité complexe du malheur et la beauté du bonheur simple. Je crois que je viens de prendre une décision. Une nouvelle fois.
Au revoir ? Peut-être. Qui sait. Je vous aime, même si je ne vous connais pas.
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#Posté le samedi 21 mai 2011 10:58

Infinity.

Infinity.
 
 
La mémoire pressée contre la conscience, ces mots murmurés trop pas pour être entendus râpant mon palais de leur équivoque imprononçable. Je ne t'aime plus... Vraiment? Je n'en sais rien. Aimes-moi un peu, juste une parcelle, un reflet de glace confondu pour un diamant, et je te donnerai mon coeur rempli de ces billes de rubis en offrande à toutes tes belles phrases gouttant lentement de tes lèvres lestées de leur calcul parfaitement synchronisé aux maux du monde.
"Pourquoi est-ce que tu l'admets pas? Moi je l'admet." Et ben pas moi. Jamais moi. Conversations au creux de ma tête, cordes vocales immobiles. Je frôle l'immobilité de mon souffle, je me confond aux ombres de ton sourire, souvenir, soupir, et peut-être m'y perdrai-je assez pour me croire une microseconde d'éternité au fond de ton âme, là ou j'ai lu cette compassion de laquelle j'avais besoin.
Se perdre. Avec n'importe qui, n'importe lequel... Ce besoin creux qui échoe au fond de ma poitrine, et dont les répercussions contre les paroies des cavités de mon coeur résonnent de sa solitude lunaire. N'importe quelle peau, n'importe quel sourire, n'importe quelle étreinte, n'importe quelle moi, pourvu que cette cavité se remplisse pour quelques secondes d'une tangiblité,
Je suis capable de me comprendre; ce n'était rien, c'était un coup de pinceau pour cacher la toile égratignée, c'était La Fenêtre de Magritte, les pillules de Requiem for a Dream, Three Little Birds pour Kym, un appel à 23h, il y a trois ans, les toiles de l'amante de Thomas dans L'Insoutenable Légerté de l'ëtre. C'était une comptine pour ne pas entendre les monstres. Alors peu importe les paroles, leur sens, leurs jeux et entrelâcements, peu importe les fantaisies impartagées des phrases qui se contournent avant de s'entrecroiser pour chanter de la même voix une balade aux paroles schyzophrènes, peu importe tout le reste. Peu importe, c'était.
Vous me manquez.
De toute ma vie, je ne crois pas avoir déjà été aussi stable, possiblement heureuse, pour une si longue période de temps, et peut-être jamais aussi seule. Je suis une silhouette anonyme qui marche au milieu d'un boulevard lorsque le soleil étend ses doigts d'or sur les carcasses de verre de notre société mégalomane. Je suis illuminée et pourtant mon ombre ne rejoint aucune autre surface ou la nuit a étendue le lavis de son encre.
Une piscine de notes, ou de mots. Putain. Restes avec moi, s'il-te-plait, quelques secondes que je puisse oublier que les cadrans existent, partout qu'ils courrent, qu'ils filent sans prendre peine des mailles gâchées des existences que les aiguilles pressent de leur pas glacé de métal humain. J'ai peur de vouloir mourrir si tu ne me serres pas dans tes bras. J'ai peur de fermer les yeux si je n'ai pas ta beauté à regarder. De m'endormir dans l'étreinte de Yama falsifiée en Morphée s'il n'y a pas de raison plus belle que les étoiles de néon qui grésillent dans ma tête quand, passé les petites heures du matin, je m'égarre dans les méandres de mon angoisse du vide.
"Ah, et puis fuck." J'ai jamais autant crain l'inexistant.
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#Posté le lundi 02 mai 2011 16:00

Modifié le jeudi 19 mai 2011 04:32

Say yes...

Say yes...
 
 
"Jusqu'au bout du monde?"
"Jusqu'au bout du monde."
Au bout de ses doigts, la planète terre pleurait. Il tenta d'arrêter le flot de larmes en effleurant ses empreintes digitales contre ses lèvres gercées, tout doucement, un baiser dissimulé, un baiser angoissé d'aimer, vous savez, ces rencontres trop violentes si on les laisse se déverser contre les flancs de la personne qu'on attend depuis deux millénaires, peut-être quatorze années, et de qui on a absolument besoin ? Sans même le savoir.
"Je ne te crois pas," murmura-t-elle comme il l'étreignait de la douceur de ses pupilles, de la délicatesse compréhensive de la courbe de ses sourcils.
Il l'étreint tant qu'il l'étrangla.
 
Futile. Non dévouée. Sans coeur. Les mots défilent à travers mes neurotransmetteurs et je ne suis plus capable de les attraper et de les étrangler dans des pièges de vapeurs toxiques, je ne sais plus les dompter pour leur donner un quelconque prestige. Je me contente de les ignorer, de feindre de ne pas entendre leurs cris déformés,
Quelle cause éperdue que d'essayer de panser un de ses hématomes, si petit fut-il. Mon coeur en pleure, je m'en déchire, contre les barbellés de Chacabuco, contre les dents pleines de rire.
J'ai refusé de m'étendre dans la terre. Il le faut, il le faut, pour éviter les tournevis, pour ne plus avoir de jus de citron dans les plaies. Je suis vaine, mais au moins, peut-être serai-je une nuisance de moins. C'est la seule façon de continuer.
Ton fantôme me manque, tu sais, et au diable les convenances. Ton fantôme me manque et je ne veux pas qu'il revienne m'étreindre, je veux juste arrêter d'avoir mal pour pouvoir me concentrer sur ces notes de bas de page, ces livres de dictateurs et l'avenir des autres. Vivre pour les autres, dans tout leur anonymat.
Fuck. S'pas toi que j'aime. J'aime personne.
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#Posté le mardi 26 avril 2011 17:53

Modifié le jeudi 19 mai 2011 04:32

 
  
http://www.youtube.com/watch?v=m_OrqZQV8p8
 
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#Posté le dimanche 17 avril 2011 19:22

Modifié le jeudi 19 mai 2011 04:32

THE NEVERENDING WHY

THE NEVERENDING WHY
 
Je me suis noyée dans ces draps insalubre et dans leur proximité asphyxiante, sans réussir à m'accrocher à ta bouée humaine, peut-être parce qu'elle était réellement l'ancre accrochée à mes tripes.
 
 
Allez, écries-moi contre le corps ces insultes que tu rumines au fond de ton coeur, ou à fleur de peau, toute cette hargne, toute cette indifférence, toutes ces poussières d'insanités qui, collèes l'une à l'autre, crées le papier sablé avec lequel tu me râpes lentement l'âme, j'aimerais te voir me déchiqueter pour, à quelque part, comprendre ou j'ai mal, d'ou provient ce brûlement acide de ventres vides, cette mentalité disjonctée, putain, qu'est-ce que je raconte, JE TE DÉTESTE. Time will help you through, but it doesn't have the time, to give you all the answers- to the never ending why. Une fois qu'on est devenu un monstre de béton, une machine à exister, un automate pour moins avoir mal, ne reste que la morsure plus ou moins sensible du souvenir qu'on a aimé, amèrement, trop profondément, que tu m'as mordu un poumon ou deux, que c'est toi qui a implanté ce nénuphar au fond de mes auréoles. J'ai regardé ta photo la dernière fois, tu veux savoir, ça ne m'a rien fait, rien d'autre qu'un vertige innimaginable de me dire que j'aurai gaspillé le peu de sanité qu'il me restait à tes dessiner des poèmes de béton le long des muscles, que j'aurai dactylographié mes dernières paroles sensées au fond de tes tympans, en un mumure alcoolique, te dire <je mourrais pour toi> et mettre ma promesse à exécution, qu'aies-je dis?, je ne sais plus. Vas-t'en, je ne t'aime plus.
Mais oui, tu m'obsèdes quelque peu, parfois, peut-être parce que j'ai besoin d'une cage de chaleur humaine, de bras pour me serrer si fort que mes côtes en craquerait, histoire de sentir qu'on ne veut pas que je prenne mes jambes à mon cou, et je pense à ces phrases que tu ne pensais pas mais que je mangeais à même mes lèvres gercées par les joints trop nombreux dans lesquels on dissipait la froideur de nos esprits ciselés.
Je suis saine d'esprit je suis saine d'esprit je suis saine d'esprit à présent, à quel prix ? Au prix de ma vie. M. Sénécal le fantôme de métal, je vous comprend, je suis une sorte de machine, moi aussi, machine à obsession, machine à vices qu'on tarrit, quelle belle couverture que l'ambition, peut-être m'y recyclerai-je assez pour oublier la brûlure au napalm qui a cicatrisé dans mon cervelet, là ou on étés déversées toutes ces bombes à destruction massive. Je suis un kamikaz qui tente d'irradier sa propre présence. Le pourquoi qui n'arrête jamais. I was alone, falling free, trying my best not to forget, what happened to us, what happened to me, what happened as I let it slip. J'ai besoin qu'on m'aime. Putain, putain, putain, j'ai l'impression qu'un trou noir a fait son nid au fond de ma poitrine et qu'il attire inexorablement tout sentiment humain pour me transcender en igloo émotionnel. Je suis vide, tellement vide quand j'aurais besoin de me sentir humaine, plus humaine que permis, que tous mes sens soient déboussolés, que la pression contre la peau soit insupportable, que l'odeur s'agrippe à mes narines, que les couleurs acidulées soient tellement fortes que j'en perde le sens des formes, que la musique me transperce les tympans d'aiguillons lyriques, que les goûts soient si diffus que ma langue s'y enflamme comme elle s'enroule autour des mots pour les étrangler avant qu'ils n'aient passé le cap de ma gorge.
FJORD DE JEUNESSE.
...I just wanna get off my chest, that I think you're divine.
Esti que j't'aime, toé. Vous me manquez tous et il ne sert plus à rien de l'écrire puisque lorsque vous lirez, toute attache sera disparue, je serai un des spectres du matérialisme, je crois.
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#Posté le samedi 16 avril 2011 13:28

Modifié le jeudi 19 mai 2011 04:32

And if I come home how will I ever leave.

And if I come home how will I ever leave.                                  Sous un soleil de napalm.
 
 
 
 
<Et si je vous proposais de m'aimer?>
<Vous aimer?>
<Pourquoi pas? Nous ne sommes pas si différents, si vous vous penchez sur la question... Nous sommes tous les deux mélomanes, vous aimez les génocides mentaux, j'empeste le suicide à des milles à la ronde, et puis, en alcooliques nymphomanes bipolaires, nos nuits seraient longues et crieraient EXCÈS.>
J'ai feind d'y réfléchir une seconde, puis, je l'ai embrassé, parce qu'elle était laide, et que par-delà les rachitiques barreaux de sa cage thoracique, j'entendais les battements de son coeur dire "j'ai faim, aimez-moi.", et j'avais mal de seulement pouvoir lui offrir ma chute de rein, quelle ironie!, puisqu'elle dégringolait déjà.
<Parfois, savez-vous,> je commençai en dégraphant sa jupe, <je me demande comment je fais pour souffrir autant du malheur des autres, sans jamais avoir aimé...>
<Pour moi, la morsure de la bile au fond de ma gorge m'assure au moins que je suis vivante,> expliqua-t-elle tout en arrachant les boutons de ma chemise.
<Tu ne m'écoutes pas, pas vrai?>
<Pas vraiment, non...>
<Ce n'est pas grave...>
L'abîme du désir préconçu nous engloutit.
<J'aimerais pouvoir t'aimer,> je murmurai amèrement.
Et une larme coula sur sa joue;
<Je sais.>
 
 
Comme il est ironique de détester pour ne pas chérir; et pourtant, la stratégie s'avère bénéfique: je souffre moins à assassiner mes pensées que mes espoirs.
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#Posté le jeudi 14 avril 2011 18:10

Modifié le jeudi 19 mai 2011 04:32

A woman asked, me for a dance, oh it's free of charges, just one more chance...

 
Parlon Vérité (Bloc Québécois).
MAH MAH MAH MAH MAH MAH MAH MAH MAH MAH MAH MAH. 
A woman asked, me for a dance, oh it's free of charges, just one more chance...
 
"Cette créature était la seule à pouvoir adoucir mon coeur de pierre. Elle est morte, et avec elle est mort tout sentiment chaleureux pour les êtres humains."
Iossif Vissarionovitch Djougachvili.
...Oui, Staline.
 
Ce corps calciné par de trop froids hivers,
Vous l'aurez cruficié à force de vos mots;
Toujours dans vos mensonges, je m'empêtre et me perd,
Ma vie échevelée, une rose au caniveau.
 
 
Elle tirait sur sa cigarette comme on tire au pistolet la dernière personne qu'on a aimé; lentement, avec un désespoir amer mais inévitable, une étincelle au bout du canon à destruction miniature duquel elle sapait des nuages de nicotine qui s'effilochaient lentement dans l'air froid d'avril. On aurait dit un voile de satin translucide qui se décousait sous la force invisible des doigts d'encre de la voûte polluée des lumières de la ville de néon.
L'air sentait la pluie; cette odeur humide, dense, chaude malgré la température qui frôlait la barre des négatifs, s'infiltrait dans les narines fines de ce nez qu'elle levait devant un monde laid.
Le monde se flouait lentement à travers ses yeux; les lampadaires devinrent graduellement des halos de plus en plus grand, leur lueur s'évanouissant dans la noirceur alentours, les ombres définies des voitures se fondant aux raies de plus en plus ténues des éclairages artificiels. Une grosse perle ronde roulant dans son cou vint justifier cet estompage graduel des couleurs et des formes, mais elle n'essuya pas la marque traître de cette douleur muette.
Elle aurait voulu éteindre son mégot dans le sillon de larme qui fendait son visage en trois étendues distinctes. Des bandes rothko d'un portrait inachevé.
-Je voudrais mourir.
 
 
____________________________________________________________________________________
 
Anyway, I can try
Anything it's the same circle
That leads to nowhere and I'm tired now.

Anyway, I've lost my face,
My dignity, my look,
Everything is gone
And I'm tired now.

But don't worry
I often go to dinners and parties
With some old friends who care for me,
Take me back home and stay.

Monochrome floors, monochrome walls,
Only absence near me,
Nothing but silence around me.

Monochrome flat, monochrome life,
Only absence near me,
Nothing but silence around me
2
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#Posté le vendredi 01 avril 2011 15:12

Modifié le jeudi 19 mai 2011 04:32

Come away with innocence, and leave me with my sins.

 
Come away with innocence, and leave me with my sins. 
<Un homme n'est jamais plus seul qu'au milieu d'une foule.>
 
En vérité, tous les hommes sont si isolés...
...Et je suis plus humaine que permis.
 C'est quoi, l'existence?
Un trait de craie blanche sur un trottoir. À mesure qu'on le trace, notre main chevrotante le fait tituber dans les craques du bitum et, quand notre bâtonnet s'est effrité contre nos doigts et la gravel, tellement qu'on se racle les ongles contre le sol, on s'aperçoit que ces lignes enfantines et hasardeuses ont créées un portrait complexe, baroque. Parfois il est horrible, d'autre fois il fait pleurer. Qu'est-ce qu'on s'en fout, puisqu'il ne reste plus de craie pour dessiner.
Et l'amour?
Peupler le vide à deux, dans la ville de néons. S'embrasser avant de coucher, ou s'embrasser, point. Dormir en cuiller. Vivre notre propre génocide et le regarder, les larmes aux yeux, en lui tenant la main.
Et la vieillesse?
Des montagnes qui se creusent dans le paysage de plaines uniformes d'un sourire juvénile. Une crevasse au coin de l'oeil ou s'écoule les ruisseaux de nos douleurs. Le reflet de ce qu'on a été dans le fjord de nos iris.
Et la tristesse?
Une poussière au coin de l'oeil.
 Il ne faut pas faire couler le mascara des poupées de coton couleur pastel remplies de son.
Poupée de cire, poupée de son, moi, j'avais toujours cru naïvement qu'il s'agissait de figurines remplies de musique. Incongru, direz-vous, mais plus poétique. Les marionnettes de tissu trouées dont le sable se vidait sur les parquets sans qu'on puisse recoudre leurs blessures en déchirures m'ont toujours traumatisées.
Aimez-moi, je vous en supplie.
 
 
 
La solitude... LA SOLITUDE ! (envolée musicale de Léo.)
 
 
 
Je suis si désolée... Je t'aime, et Dieu que je ferais tout en mon pouvoir pour que tu sois heureuse...
T'auras aussi été la seule.
 
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#Posté le dimanche 27 mars 2011 13:38

Modifié le jeudi 19 mai 2011 04:32

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